ESSAIS
Depuis Les Essais de Montaigne, somme de considérations, tant philosophiques que quotidiennes, sur l’Homme, le Moi et le Monde, ce mode d’écriture et de réflexion s’est étendu à tous les domaines de la pensée.
Les essais réédités de Michel Random Le Grand Jeu et d’André Rolland de Renéville Rimbaud le Voyant et L’Expérience poétique posent les fondements du Grand Souffle, si ce n’est en termes de filiation littéraire, du moins comme résonance essentielle à l’acte de Voir, qui perfore et pénètre l’écran du « je pense ».
Les essais suivants oscillent, pour la plupart, entre une recherche proprement philosophique et la pénétration d’un autre regard dans ce qui fait l’impasse tragique de notre espèce mentale – jusqu’ à L’expérience nUe…
En 1928 paraissait le premier numéro d'une revue, Le Grand Jeu, qui groupait les noms de Roger Gilbert-Lecomte, René Daumal, André Rolland de Renéville, du peintre Joseph Sima, et de quelques autres collaborateurs secondaires. Mais l'apparition de la revue n'était que l'aboutissement d'une extraordinaire aventure qui avait commencé en 1922, avec Lecomte et Daumal, alors qu'ils étaient élèves de troisième au Lycée de Reims.
Cette aventure d'ordre poétique, philosophique et humaine est unique dans la littérature. En fait, rien de ce que ces enfants de Rimbaud ont tenté sous le nom de « métaphysique expérimentale » n'a, depuis, été dépassé.
Il aura fallu plusieurs décennies avant que le Grand Jeu relègue André Breton « dans les manuels d'histoire littéraire », et commence à figurer dans « l'histoire des cataclysmes ». Aujourd'hui, il impose la question de la Voyance poétique comme seule capable de donner une nouvelle dimension à toute la littérature contemporaine.
Titre : Le Grand Jeu
Auteur : Michel Random
Format : 133 × 190 × 22 mm, 342 pages, photos noir et blanc
ISBN 10 : 2-9520760-0-6
ISBN 13 : 978-2-9520760-0-5
Prix : 15 euros
Chroniques parues dans Charlie Mensuel, et quelques autres textes
Musiques traditionnelles, musiques savantes, musiques populaires, musiques contemporaines… Ce qui frappe, dès que l’on commence à s’intéresser aux musiques arabes, c’est leur extrême diversité. Que de différence entre la sobriété, le dépouillement, la simplicité fascinante de certaines d’entre elles et les multiples modulations et variations vertigineuses que l’on peut entendre dans d’autres… Pourtant, toutes nous révèlent les subtilités de leurs articulations formelles étroitement liées à celles des langues arabes, ainsi que la beauté et la précision de la mise en place des sons.
Ce sont toutes ces richesses que Daniel Caux a voulu nous faire découvrir dès ses premières chroniques parues, de 1974 à 1976, dans Charlie Mensuel, "ancêtre" de Charlie Hebdo - qu’il signait d'ailleurs du joli nom d’Ali Charlie jusqu’à il y a encore peu de temps. C’est son enthousiasme intact que l’on peut retrouver dans chacun des textes publiés dans ce livre.
Daniel Caux (1940 - 2008) était musicologue, essayiste, journaliste, critique musical, homme de radio et organisateur d'événements musicaux et membre de l'Académie Charles-Cros.
Titre : Les mille et un trésors des musiques arabes
Auteur : Daniel Caux/ Ali Charlie
Format : 140 × 200 × 16 mm, 176 pages
Broché
EAN : 9782916492506
ISBN 13 : 978-2-916492-50-6
Prix : 15,00 euros
Le Contredieu est la guerre portée dans les lettres humaines. Il est la philosophie athéiste et humaniste appliquée au monde sans dieu : cela se passe au théâtre, dans la vie, au travail, dans l’écriture, chez les hommes. Dans la pensée…
Le Contredieu est dédié aux amitiés d’astres, aux traceurs et intercesseurs, grands individus souverains, Alain Jouffroy, Bernard Stiegler et Michel Surya, cela a son importance, c’est pour la vie…
Le Contredieu est envoyé aux embarqués de la mi-nuit, pris dans la nasse, grands catholiques ou grands convertis dans l’être là de l’humain à tout faire, les Sollers, les Onfray, les Benoît XVI, c’est pour rire…
Le Contredieu est contre dieu : pas le mort, l’autre.
Alain Jugnon
Alain Jugnon enseigne la philosophie. Il est le rédacteur en chef de la revue littéraire et philosophique La Sœur de l’Ange (éditions Le Grand Souffle). Il est l’auteur de pièces de théâtre : Nietzsche se marie (éditions A Contrario, 2004), En ordre de Bataille (éditions A Contrario, 2005), et d’un essai : Michel Onfray, la force majeure de l’athéisme (éditions Pleins Feux, 2006). Il dirige la revue philosophique Contr’un aux éditions Pleins Feux (1er numéro janvier 2007).
Auteur : Alain Jugnon
Collection : La contrée
Format : 140 × 220 × 20 mm, 256 pages Broché, inédit
ISBN 10 : 2-916492-14-3
ISBN 13 : 978-2-916492-14-8
Prix : 19 euros
C'est grâce à Jean Beaufret que j'ai pu entendre. Sans lui, je n'aurais sans doute pas été capable de porter attention au propos de Heidegger : il est au premier abord presque inaudible, tant ce qui y est dit demande qu'on ouvre grand les oreilles. Le renom du philosophe ne vient pas faciliter les choses. La gloire elle aussi est faite de malentendus.
Dissiper les malentendus est une entreprise fastidieuse : rien n'est plus obtus qu'un homme qui ne veut rien entendre. Le présent livre ne se propose donc pas ce but. Il lui suffit amplement de mettre autant que possible les lecteurs au contact de ce que montre Heidegger, cette contrée si proche, mais que nous avons les plus grandes peines du monde à percevoir, et où tant de richesses dorment à notre insu.
Les textes ici rassemblés, dont la moitié sont inédits, ont été écrits de 1983 à 2007.
Mon souhait le plus cher est que ce livre puisse donner envie d'écouter : un peu comme lors de ces instants d'attente joyeuse – quand, une fois le la donné à l'orchestre, chaque instrument se met pour lui-même à s'accorder dans sa tessiture, au milieu d'un brouhaha croissant, jusqu'à ce que s'installe soudain le silence où le concert peut commencer.
François Fédier, décembre 2007
Titre: Entendre Heidegger et autres exercices d’écoute
Auteur: François FEDIER
ISBN : 978-2-916492-23-0
EAN : 9782916492230
ISSN : 1953-9428
Collection : La contrée
Format: 140 × 220 × 24 mm
Nombre de pages : 432 p. Dos carré collé
Date de mise en vente : 20 février 2008
Prix public : 22,80 euros
Editeurs : Le Grand Souffle Editions
Catégorie : Philosophie
Il est probable que le nom si connu de Rimbaud, et dont la culture fait commerce, recouvre un incendie poétique, un art du feu, vivant et secret, qui, hors les esprits bouleversés d'un siècle, eux-mêmes poètes pour la plupart, n'a eu que peu de lecteurs.
En 1929, André Rolland de Renéville, qui venait de rejoindre René Daumal et Roger Gilbert-Lecomte dans la plus fulgurante expérience humaine, poétique et métaphysique de son temps, l'aventure du Grand Jeu, publie Rimbaud le Voyant. Cet essai, quasiment occulté par toute la tradition littéraire, est pourtant le premier qui ouvre, en une exposition aussi rigoureuse qu'insolite (voire, pour cette époque, scandaleuse), au centre des « visions » rimbaldiennes.
Arrachant Rimbaud au mythe chrétien où l'avait enfermé Claudel, pulvérisant d'avance l'inanité des commentaires universitaires, Rolland de Renéville redonne, avec Rimbaud, la portée explosive profonde, prophétique, de l'acte créateur : le Mot comme enjeu et lieu atomique du Monde.
Là, il n'est plus question de penser mais de « changer la vie ».
Titre : Rimbaud le Voyant
Auteur : André Rolland de Renéville
Format : 133 × 190 × 20 mm, 322 pages
ISBN 10 : 2-9520760-1-4
ISBN 13 : 978-2-9520760-1-2
Prix : 17,90 euros
C'est au détour d'une rupture sentimentale que chacun des auteurs de ce livre a été confronté aux vraies questions sur la relation homme/femme aujourd'hui. Leurs échanges sur le quotidien amoureux les ont conduits au même constat : l'amour est en péril. Les hommes et les femmes sont paumés.
Réalisant l'étendue de cette misère sentimentale, ils ont pris leur courage à deux mains en se décidant à jeter ce pavé dans la mare du « politiquement correct amoureux ». Avec humour, simplicité et pédagogie, ils déclinent dans ce livre les grands problèmes du couple actuel (argent – sexe – fidélité – couple idéal – maternité – mariage – séparation).
Volontairement provocateur et polémique, ce livre est à la fois une déclaration d'amour vache et un cri d'alarme pour l'amour.
Loin de toute ligne de pensée unique, communautariste ou sexiste, Les Chiens de Garde, collectif protéiforme d'hommes et de femmes de tous horizons, propose enfin une analyse de terrain du désordre amoureux et quelques pistes pour trouver la voie harmonieuse, jouissive et librement partagée entre hommes et femmes. Ils se font ainsi les chantres rafraîchissants d'un « New Deal amoureux ».
Titre : Homme, Femme, Amour
Sous-titre : Le Trio Infernal
Auteur : Les Chiens de Garde
ISBN 13 : 978-2-916492-46-9
EAN : 9782916492469
Format : 155 x 190 × 7 mm
Nombre de pages : 72 p
Inédit, Dos carré collé
Date de mise en vente : janvier 2009
Prix public : 9,80 €
Editeurs : Le Grand Souffle
Catégorie : Essai
Au commencement cette vision d’abîme : l’être pensant a fini, il a joué tous les rôles. Aucune espèce de pensée n’arrêtera plus le géocide en cours. L’unique démonstration de la pensée : son impuissance finale à vivifier, à faire amour. Quelles que soient la richesse et l’étendue de ses régimes symboliques, la pensée, à la fin, s’avoue intégralement meurtrière : une entreprise systématique de destruction du présent vivant.
Après Néandertal, Heidegger, Derrida, Badiou,... et Homo suicidus, agonisants dans la caverne empoisonnée des apories interminables, nous nous sommes laissés aventurer par asphyxie dans une contrée étrangère aux territoires de la pensée. Aspirés par une force supraconsciente inconnue dans le siphon d’une impuissance définitive à réfléchir l’atrocité de notre obsolescence, nous sommes devenus le foetus d’un autre univers du risque que celui enduré jusqu’ici par nos plus grands p(a)nseurs.
L’écriture de ce nouveau commencement dans l’impensable exige un saltus évolutif de la philo-sophia. Nous avons dû commencer à lui sacrifier ici les formes de maintien attendues d’une quelconque force de pensée. L’invasion sidérante de cette puissance de vision sans concept tente la langue elle-même de traverser expérimentalement le mensonge du temps et de la mort sur la terre.
L’Os d’Ôr fait sonner l’acte de naissance d’un post-humain non-manufacturé : le premier vivant !
(cyril loriot) et (aurélien réal) sont des membres dé-conçus du collectif l’imp(a)nsable.
Titre : L'impossible cadavre
suivi de : L'Os d'Ôr
Auteur : (cyril loriot) et (aurélien réal)
ISBN 13 : 978-2-916492-47-6
Format : 140 x 220 × 18 mm, Broché
Nombre de pages : 290 p.
Prix public : 19,80 euros TTC
La question de la vérité ontologique de Heidegger à Badiou
Rémy Bac
"Ce livre part d'un constat : la pensée de l'être en tant qu'être, relancée à nouveaux frais par Heidegger, n'accomplit d'aucune manière un « achèvement de la métaphysique », mais constitue au contraire l'aurore de nouveaux grands systèmes métaphysiques. Pour autant, il reste avéré que la question de l'être, ou du vide, se distingue de celle de l'étant.
Par ailleurs, ce livre part aussi d'un étonnement : comment se fait-il que la pensée de l'être, réactivée par Heidegger dans toute son ampleur herméneutique sous la tutelle du poème, puisse connaître, après Lacan, sa seule et réelle interlocution rivale dans L'être et l'événement d'Alain Badiou, sous la garde du mathème ? Que signifie cet « affrontement » entre poème et mathème ? De telles questions nous ont amené à explorer, par une lecture croisée avec la pensée de Lacan, « l'envers » du système de Badiou, afin de saisir la mutation qu'il en est advenue du concept de vérité comme fidélité à l'événement et soustraction au savoir."
Rémy Bac
Rémy Bac est né en 1972. Il inscrit volontiers son travail philosophique dans le sillage d'Alain Badiou et de Slavoj Žižek. Préfacée par Mehdi Belhaj Kacem, avec lequel il anime le site L'antiscolastique, La soustraction de l'être constitue son entrée sur la scène philosophique.
Titre : La soustraction de l'être
Sous-titre : La question de la vérité ontologique de Heidegger à Badiou
Auteur: Rémy Bac
ISBN 13 : 978-2-916492-43-8
EAN : 9782916492438
ISSN : 1953-9428
Collection : La Contrée
Format : 14x22
Nombre de pages : 372 p.
Dos carré collé
Inédit
Date de mise en vente : 9 avril 2008
Prix public : 23,80 €
Editeurs : Le Grand Souffle
Catégorie : Philosophie
l'expérience qui contredit Artaud, Bataille, Bernard Noël...
Selon un rapport officiel du gouvernement britannique (daté de janvier 2006), la Terre se réchauffe à un rythme « insoutenable ». Que faire face à cette pollution planétaire lorsqu'il n'y a plus nulle part où aller ? Dans un appartement de la banlieue parisienne, un homme hypersensible asphyxie sous la brûlure des gaz d'un incinérateur.
C'est sans doute la première fois qu'un écrivain d'avant-garde a porté son courage d'homme aussi loin dans le coeur du géocide en cours.
Aux confins d'une asphyxie qui va jusqu'à faire craquer les structures de la langue ordinaire, cette expérience d'écriture inouïe apporte une clé lumineuse dans l'impasse apparente de notre espèce. Et si nos corps étaient conduits à vivre les prémisses d'une véritable mutation évolutive ?
aurélien réal, cinéaste et écrivain, fait partie du collectif l'imp(a)nsable. Il est co-auteur de l'effondrement du temps aux éditions Le Grand Souffle.
Lire sur notre site l'entretien avec aurélien réal à propos de l'expérience nUe, (onglet : communication ; rubrique : interviews d'auteurs).
Titre : l’expérience nUe
Auteur : (aurélien réal)
Collection: l’imp(a)nsable
Format : 165 × 210 × 15 mm, 173 pages
Broché
ISBN 10 : 2-916492-04-6
ISBN 13 : 978-2-916492-04-9
Prix : 14,40 euros
L'étude des relations qui existent entre les poètes, épris du mystère de la Parole, et les mystiques, désireux de s'abolir dans le pur Silence, aura été pour André Rolland de Renéville la préoccupation de toute une vie.
Entamée dès Rimbaud le Voyant, elle se poursuit et se développe dans L'expérience poétique (1938), probablement l'ouvrage critique le plus important de Renéville, celui qui synthétise le mieux les résultats de l'ensemble de ses recherches.
Il y examine avec une rare pénétration les principales questions spirituelles et métaphysiques soulevées par la poésie moderne, de Gérard de Nerval à André Breton, en passant par Novalis, Edgar Poe, Baudelaire et Mallarmé.
Il éclaire les rapports de la conscience et de l'inconscient, le fonctionnement de la pensée analogique du poète dans la création des mythes et des symboles.
Il montre explicitement comment, depuis le romantisme, la poésie cherche à percer les arcanes de l'univers et à rejoindre, par-delà le monde sensible, une réalité spirituelle et secrète perçue intuitivement.
La fonction sacrée du poète dans le monde est ici réaffirmée avec une force que l'on n'a pas connue en France jusqu'à ce jour.
Titre : L’expérience poétique
Auteur : André Rolland de Renéville
Format : 133 × 190 × 20 mm, 191 pages
ISBN 10 : 2-9520760-2-2
ISBN 13 : 978-2-9520760-2-9
Prix : 15 euros
Réponse sans retour à Descartes, Freud, Heidegger et Blanchot
Le philosophe désire toujours panser. Voilà pourquoi il se refuse à être trouvé. Même lorsqu'il panse la mort, il ne s'invite pas à méditer, à tomber dans l'accident de cette pensée. La crise serait trop insupporable, semble-t-il ! Ne se protège-t-il pas de la souffrance ? Se peut-il que le philosophe soit trop vert pour mourir ?
J'ai risqué la perte de la pensée avec la ferveur et la fièvre de l'explorateur qui pressent du connu l'inconnu pressant.
En le dés-oeuvrement des grammes, sable du langage, rets de la raison vacillante, s'ouvrir à l'expérience de la solitude - l'écrit des marges.
Las dans le siphon de l'angoisse, l'arête, le cru du gisant mis à nu - à même la blessure imp(a)nsable, gratter les croûtes de l'analyse,
plonger -
ainsi s'en est allé
(aurélien réal), cinéaste et écrivain, est membre du laboratoire de l'impansable. Au Grand Souffle, il a déjà publié l'expérience nUe et le poème L'Os d'Or. Il est également co-auteur de la trilogie de l'effondrement du temps, dont le premier tome est paru en 2006.
Titre : Fini(s) tu(e ) ?
Auteur : (aurélien réal)
Format : 150 × 220 × 16 mm
ISBN : 978-2-916492-49-0
Prix : 12,80
« Le voyageur (vous et moi) pense avec la totalité de son corps-esprit ; mais s’il tente de saisir le réel par des énoncés, ceux-ci se vident de leur contenu. Il les utilise alors de manière contextuelle, c’est-à-dire que leur signification varie selon leur emplacement. Il ne cherche pas à prouver mais à induire.
Les énoncés reflètent toujours un aspect instantané du voyageur dans ses rapports avec lui-même et avec le monde. Ainsi le texte reste nécessairement inachevé. Il implique des contradictions en apparence irréductibles. Il doit être lu comme une partition musicale élaborée par le voyageur afin de pouvoir (sur)vivre. »
L’auteur : ami de Paul Celan, d’Elias Canetti et de Giorgio Strehler, Koronéos est né en Grèce en 1933. A 33 ans, il élabore le plan architectural d’une vaste « ontologie » à plusieurs genres. Les métamorphoses de ce qu’il nomme le « voyageur » s’incarneront ainsi à travers dix tragédies (ontologie I), un recueil poétique (ontologie II), un mythe : Fait divers, description d’un messie (ontologie IV), Manuel pour Gilgamesh (ontologie V et VI). Faut-il inventer le réel ? (ontologie III) en constitue la partie philosophique.
Dans le double sillage de Wittgenstein et Heidegger, Koronéos opère ici une mutation déconcertante de la rigueur philosophique par temps de catastrophe, en vue d’une « promesse infinie d’accomplissement ».
Auteur : KORONÉOS
Collection : La contrée
ISBN 13 : 978-2-916492-15-5
Format : 140 x 220 × 26 mm, Broché
Nombre de pages : 320 p.
Prix public : 18,80 euros TTC
Cette pièce figure en fragments successifs dans L’effondrement du temps, publié aux Éditions Le Grand Souffle par le collectif de L’imp(a)nsable. On aurait pu l’y retrouver comme, après un naufrage, les fragments épars d’une des œuvres de l’humanité qui traduisit le mieux l’épreuve tragique de notre espèce disparue.
Elle est ici restituée dans son intégralité pour en permettre la lisibilité d’ensemble, suivie d’un geste méditatif nouveau sur la tragédie humaine, intitulé : Monstration, Œdipe le sauveur meurtrier des autres et de soi malgré lui.
Traduire Œdipe, tel que vibre cette tragédie dans l’entente de Hölderlin,s’imposa comme l’accès le plus tendu à l’énigme tragique de notre condition humaine. Tragique, notre condition l’est parce qu’elle est celle de l’écart entre les deux extrémités de la pensée : humain/divin (ou : mortel/immortel).
J’ai constamment veillé à ce que cette traduction soit pour le théâtre, mais en restant au plus proche de la phrase hölderlinienne, dans sa diction insolite. On lira donc, en français aussi, une langue étrange.
Cette dissonance correspond à l’esprit d’Œdipe et à la façon, précisément décisive, dont Hölderlin garda dans sa langue la faille d’un monde, qu’il médita dans ses propres poèmes comme « le retrait du divin ».
Mais elle doit demeurer aussi, aujourd’hui, au sein d’un autre déplacement du regard, parce que cette faille même, dont l’impact dans la pensée n’est peut-être plus ni reconnaissable ni mesurable, menace toujours plus profondément l’édifice du savoir humain.
Œdipe serait alors, non plus seulement la figure qui mon(s)tre à l’Homme sa tragédie, mais indique, dans l’aporie directement vue et éprouvée de cette tragédie, la faillite de la pensée elle-même…
« Mais où est le péril, croît aussi ce qui sauve » (Hölderlin, Patmos).
(nathanaël flamant) est membre du laboratoire de l'imp(a)nsable. Au Grand Souffle, il a déjà publié L'autre obscénité. Il est également co-auteur de la trilogie l'effondrement du temps publiée en 2006 et 2014.
Titre : Oedipe Tyran
Auteur : Sophocle/ Hölderlin
Traduction et Monstration (Nathanaël Flamant)
Format : 140 × 19à x 14 mm
168 pages
ISBN : 978-2-916492-52-0
Prix : 12,80 euros